J’ai toujours pensé que la filière équine était porteuse de business. J’en avais d’ailleurs parlé dans un article publié sur linkedin.

De plus en plus de start-up voient le jour : objets connectés, suivi de la santé, annuaires équestres, applications…

Preuve d’un réel intérêt des porteurs de projet pour ce secteur.

En même temps, la population de cavaliers et passionnés du cheval est très importante en France : On recense presque 700 000 cavaliers licenciés, donc sans compter les cavaliers occasionnels qui ne sont pas affiliés à la fédération.

Parallèlement, l’entrepreneuriat en France explose grâce à la mise en place de dispositifs d’aides à la création d’entreprise et ce sentiment que le salariat n’est plus l’unique voie.

Comment ces nouveaux entrepreneurs de la filière équine communiquent ? Comment se font-il connaître ?

C’est un sacré sujet car peu sont au fait des techniques marketing et des stratégies de communication.

Alors pour en savoir un peu plus et pour dessiner les contours de la communication et du marketing dans la filière équine à l’horizon 2020 j’ai demandé à 4 experts du secteur équestre de me donner leurs conseils et leurs prédictions !

Logo Horse Development

Alice Monier – Fondatrice de l’agence de marketing équestre Horse Développement

Comment vois-tu la filière équine à l’aube de 2020 ? (l’équitation, le marché, le boom des start-up et des objets connectés…)

Je pense que nous continuerons à voir des projets très innovants, peut-être moins dans le domaine des objets connectés que ces dernières années, le sujet ayant été très à la mode, mais peut-être plus dans de nouveaux services … Ou encore avec des porteurs de projets qui vont repenser/designer à nouveau des produits/outils que nous utilisons tous les jours en les améliorant fondamentalement.

Le bien-être équin/animal venant probablement apporté un sujet de réflexion supplémentaire aux porteurs de projets.

Au niveau du marché, les difficultés économiques rencontrées actuellement par de nombreux acteurs sur le terrain seront toujours présentes, voir exacerbées, et entraîneront probablement une disparition de certains fonctionnements non suffisamment économiquement rentables.

Quel est ton point de vue sur le marketing et la communication du secteur cheval ?

Très hétéroclite. Des acteurs extrêmement investis dans une démarche marketing digne des plus grandes entreprises françaises et d’autres qui ne se posent pas la question… Hétérogène, comme notre filière finalement.

Malgré tout, je ressens une prise de conscience, même du côté des petits acteurs, avec par contre de grandes difficultés dans la mise en place (libérer du temps, un budget, prendre du recul …).

Quel est le conseil ultime que tu donnerai à un porteur de projet dans la filière équine ?

Ne rien négliger en prenant le temps d’étudier le projet sous un maximum d’angles possibles et ce, en amont. Prendre du temps et du recul aujourd’hui c’est éviter de coûteuses erreurs demain…

Et écouter le terrain de manière approfondie pour définir le projet … Ce qui compte ce n’est pas ce que “moi” j’ai très envie de produire ou de concevoir, mais bien ce que “mes clients finaux” ont envie de m’acheter, à quel prix et dans quelles conditions…

Retrouvez l’agence Horse Development sur Facebook et Linkedin.

 

Logo NowkeyLeïla Mehnane – Fondatrice de Nowkey, l’application d’analyse vidéo pour sports équestres

Comment vois-tu la filière équine à l’aube de 2020 ? (l’équitation, le marché, le boom des start-up et des objets connectés…)

La filière est peu digitalisée. La dynamique de digitalisation est à peine enclenchée. Les objets connectés n’ont pas encore fait leur entrée sur le marché de masse. C’est le même principe pour les applications mobiles quoiqu’elles disposent d’un potentiel de diffusion plus rapide et important car plus accessibles.

Quel est ton point de vue sur le marketing et la communication du secteur cheval ?

Les centres équestres n’ont pas suffisamment développé de culture de la communication. Faute de temps et d’outils adéquats probablement…

Quel est le conseil ultime que tu donnerai à un porteur de projet dans la filière équine ?

“Sors ton proto le plus rapidement possible pour le co-construire avec tes futurs clients et/ou prescripteurs !”

Retrouvez Nowkey sur sa page Facebook et son compte Instagram.

logo Pegase BuzzRoxanne Legendre, entrepreneure média, fondatrice du média équestre PegaseBuzz et consultante en communication digitale.

Comment vois-tu la filière équine à l’aube de 2020 ? 

Quelle que soit la nature de l’activité de l’entreprise, il est urgent et nécessaire de prendre conscience des évolutions de notre société et d’accélérer dans le tournant qui vise à conjuguer sport, bien-être et éthique à tous les niveaux.

Quel est ton point de vue sur le marketing et la communication du secteur cheval ?

Il y a encore beaucoup de travail, et particulièrement en France, pour rattraper les 10 ans de retard en marketing et communication. Ce retard est notamment dû au manque de considération de ces métiers dans la filière, au manque de compétences notables dans ces métiers appliqués aux mondes du cheval et au manque de connaissances et de compréhension des ressources humaines pour combler cette pauvreté des savoir-faire.

 

Quel est le conseil ultime que tu donnerai à un porteur de projet dans la filière équine ?

Être capable de savoir communiquer votre vision de la filière à toutes personnes touchées de près ou de loin par votre projet ou produit (clients, prospect, ambassadeurs, investisseurs…). Privilégier au maximum le digital à travers une communication percutante dès la première année d’activité.

Retrouvez Roxanne Legendre sur Facebook et Instagram.

logo racer glovesAndy Chansel – Manager de la Division Equitation chez Racer Gloves.

Comment vois-tu la filière équine à l’aube de 2020 ? 

Si je ne devais choisir qu’un mot, cela serait mouvance. Toute la sphère équine est en perpétuel mouvement et évolue très vite. Chaque acteur voit du changement à son niveau et se professionnalise, se modernise. L’équitation devient plus précise, le niveau a considérablement augmenté ces dernières années : qu’il s’agisse des cavaliers, des chevaux, des événements, des équipements. J’ai l’impression que l’équitation devient plus personnelle, parfois même plus spirituelle. Il n’y a plus de moule, chaque cavalier développe sa propre équitation en piochant dans différentes façons et techniques, tout en composant avec ses convictions et son sens de l’équitation. Nous pouvons y voir un parallèle sociétal : nous gagnons en libertés, avons plusieurs métiers simultanément et parfois même plusieurs vies. Tout change très vite. Les gens se font plus confiance, ce qu’il fait qu’ils sont aussi plus nombreux à se lancer dans l’entrepreneuriat et tenter leur chance dans la filière. Quant à la technologie, elle est devenue l’extension du bras de l’humain. Elle est omniprésente. C’est donc tout à fait normal qu’elle s’intègre dans les écuries. Nous sommes encore à l’aube de cette vision car les cavaliers y montrent une réticence certaine, et très peu de produits ont été fonctionnels et utiles jusqu’alors. Mais cela ne va aller qu’en se développant.  

 

Quel est ton point de vue sur le marketing et la communication du secteur cheval ?  

C’est assez étrange car nous sommes en pleine période de transition. Il y a encore dix ans, le marketing et la communication n’étaient que très peu considérés dans notre milieu. Avec l’essor des réseaux sociaux, les marques prennent conscience de l’importance de leur image, mais je suis persuadé que ce n’est pas encore assez. Qu’il faut aller plus loin. Nous sommes très en retard comparé à d’autres univers sportifs tels que le snowboard ou le skateboard. Il y a une vraie dichotomie entre la créativité et les valeurs de l’équitation, qui restent malgré tout encore très conservatrices. J’adorerais pouvoir proposer une campagne qui sorte des clous, mais la différence reste, malheureusement, mal perçue. Il y a encore beaucoup de restrictions psychologiques car c’est tout un public à éduquer, à amener sur de nouvelles choses. On ne peut pas briser les codes d’un univers du jour au lendemain. Pour l’instant, nous tournons un peu en rond. Entre performance, chic ou accessible, nous avons fait le tour de la question. Et pourtant, il reste tellement de choses à faire ! 

 

Quel est le conseil ultime que tu donnerai à un porteur de projet dans la filière équine ? 

Bien s’entourer et y croire. Je me rends compte qu’il est très difficile de trouver des personnes sérieuses, qui ont envie de travailler, de s’investir et de bien faire.  Mais surtout, il faut croire en son projet. Pas à cent, ni deux cents, mais à mille pourcents. Il y aura toujours des périodes de doutes : nous sommes dans une société où c’est très en vue d’être critique, d’avoir un avis sur tout ou pire, un jugement. Il faut savoir se faire confiance et ne pas aller trop vite ; s’assurer que tous les feux soient au vert avant de se lancer. Je pense que ça serait cela, mon conseil ultime : « Don’t try to run before you can walk ».

Retrouvez Andy Chansel via son blog Le Cavalier Bleu et sur Linkedin

Que retenir de ces supers conseils ? Formez-vous, lancez-vous rapidement et modifiez ensuite ce qui doit l’être, pivotez si nécessaire.

Le maître mot c’est de tester, quitte à modifier votre business plan si besoin.

La communication digitale apparaît comme un outil essentiel du marketing équestre.

Etre visible sur le web est devenu incontournable : un site web, même simple, des comptes sur les réseaux sociaux bien choisis en fonction de votre stratégie, la création d’une belle communauté pour co-construire le produit/service.

Voilà quelques idées à garder en tête si vous venez de vous lancer ou si vous comptez le faire d’ici peu.

En attendant, si vous voulez en apprendre un peu plus sur la communication digitale, rejoignez le Club House ! Toutes les semaines une info, une astuce sur la com’ digitale et le plaisir de partager la vie d’entrepreneur !

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