Un site e-commerce ne se pilote pas à l’instinct. Vous pouvez avoir le plus beau catalogue produit, une offre commerciale attractive, une forte visibilité sur les réseaux sociaux… si vous ne suivez pas les bons indicateurs clés, vous risquez de perdre du temps, du budget et surtout des clients.
Les KPI e-commerce sont la boussole qui vous indique si votre trafic est vraiment qualifié, si votre panier moyen augmente, si vos campagnes publicitaires génèrent du ROI, ou si votre taux de rebond explose. Ils vous montrent quand ajuster votre processus de conversion, quand réduire vos coûts logistiques, et comment booster votre fidélisation.
Dans cet article, vous allez découvrir comment analyser vos données, les interpréter, et surtout les transformer en actions concrètes pour maximiser vos résultats. Car la vraie question n’est pas “quels chiffres suivre ?” mais “comment les utiliser pour assurer la réussite de votre commerce en ligne ?”.
- Pourquoi les KPI sont la boussole de votre e-commerce ?
- Comment choisir les KPI pertinents pour VOS objectifs ?
- KPI de ventes et rentabilité : les indicateurs qui mesurent votre santé financière
- KPI marketing : mesurez l'efficacité de vos actions d'acquisition
- KPI de service client et fidélisation : transformez vos clients en ambassadeurs
- KPI logistiques et opérationnels : l'excellence en coulisses
- KPI isolés : un danger pour votre stratégie e-commerce
- Centraliser vos données
- Les outils incontournables pour collecter les données
Pourquoi les KPI sont la boussole de votre e-commerce ?
Les KPI, ou indicateurs clés de performance, guident les décisions stratégiques en se concentrant sur des objectifs business précis. Ils évitent de perdre de vue les enjeux de croissance, de rentabilité ou de fidélisation. Contrairement aux métriques générales, ils mesurent ce qui impacte directement le succès.
Au-delà des métriques : qu'est-ce qu'un KPI e-commerce ?
Une métrique classique, comme le nombre de visites, est une donnée brute.
Un KPI est une métrique "actionnable" liée à un objectif. Le taux de conversion (achats / visites × 100) par exemple, mesure la capacité à transformer les visiteurs en clients. Ou encore le panier moyen (AOV) croisé avec le CAC (coût d’acquisition client) révèle si votre stratégie marketing est rentable.
Ignorer cette distinction expose à une surcharge de données sans lien direct avec les objectifs. Le KPI, lui, déclenche des actions concrètes, comme améliorer l’expérience de paiement pour réduire l’abandon de panier. Un taux d’abandon élevé, par exemple, pousse à simplifier le processus de checkout.
Vous l'avez compris, mieux vaut bien cibler votre métrique, plutôt que tout regarder dans les détails, sans prise de décision.
Piloter par la donnée : l'impact des KPIs sur votre succès
Les KPIs transforment une simple intuition en décisions éclairées. Par exemple, un CAC élevé signale des campagnes inefficaces, tandis qu’un CLV (valeur vie du client) supérieur à 3× le CAC assure une croissance durable. En suivant en temps réel le RPV (revenu par visiteur) ou le taux de rétention, un e-commerce ajuste ses stratégies rapidement.
Les négliger entraîne des risques. Ainsi un taux de rebond élevé associé à un faible temps de session révèle un contenu ou une navigation à revoir. Sans ajustement, 40 % des visiteurs risquent de ne jamais revenir.
Les caractéristiques d'un KPI efficace
Un KPI pertinent doit impacter les résultats (ex : marge brute), être mesurable et déclencher des actions. Un taux d’expédition en retard > 5 % exige une optimisation logistique.
Le panier moyen (AOV) illustre ce principe. Si ce KPI stagne sous 70 €, des leviers comme la livraison gratuite à 100 € peuvent être testés. Un e-commerce peut aussi croiser cet indicateur avec le taux de cross-selling pour identifier des leviers d’amélioration.
Comment choisir les KPI pertinents pour vos objectifs ?
Un e-commerce noyé sous des données sans lien direct avec ses objectifs peut manquer des opportunités. Se concentrer sur les bonnes métriques, alignées avec vos priorités business, est un avantage compétitif. Focus sur la méthode pour éviter la surcharge et capturer les indicateurs qui font vraiment bouger les lignes.
Aligner vos KPI sur vos objectifs business
Un KPI efficace reflète votre priorité du moment. Pour un e-commerce en phase de croissance, le coût d’acquisition client (CAC) et le trafic sont incontournables : ils mesurent la capacité à attirer de nouveaux acheteurs.
Une boutique axée sur la rentabilité privilégiera le panier moyen (AOV) et la marge brute. Enfin, pour la fidélisation, la valeur vie client (CLV) et le taux de rétention dominent.
Exemple : un site de cosmétiques naturels en phase de lancement doit privilégier son CAC et son taux de conversion pour juger l’efficacité de ses campagnes. À l’inverse, un e-commerce de vêtements établi se concentrera sur la CLV pour identifier ses clients les plus fidèles.
Adapter le suivi à votre stade de maturité
Les besoins évoluent avec l’entreprise. Un site en démarrage doit prioriser le taux de conversion et le trafic : ces indicateurs révèlent si le modèle économique est viable. Une entreprise établie, elle, a intérêt à explorer des KPIs avancés, comme la CLV pour mesurer la rentabilité à long terme ou le ROAS pour optimiser son budget marketing.
Une étude révèle que 80 % des e-commerces matures utilisent la segmentation client pour personnaliser leur offre. Ignorer cette évolution, c’est stagner alors que les concurrents avancent.
La méthode pour sélectionner votre "top 5" de KPIs
Commencez par identifier votre objectif principal. Ensuite, sélectionnez 2 à 3 KPIs par thématique pour ne pas vous perdre dans les données. Voici une base de départ :
- Objectif Acquisition : Taux de conversion, Coût d’Acquisition Client (CAC), Trafic par source, Taux de clics (CTR) des campagnes.
- Objectif Rentabilité : Panier moyen (AOV), Marge brute, Retour sur Investissement Publicitaire (ROAS), Taux d’abandon de panier.
- Objectif Fidélisation : Valeur Vie Client (CLV), Taux de rétention, Taux de rachat, Net Promoter Score (NPS).
Cette approche simple évite la paralysie par l’analyse. En pilotant avec ces indicateurs, chaque décision marketing ou opérationnelle devient un levier concret pour atteindre vos objectifs business. La clé est de partir du besoin business pour trouver les indicateurs pertinents. Un tableau de bord mal conçu avec des KPIs inadaptés nuit à la croissance : ciblez les bons indicateurs, et transformez les données en leviers d’action.
KPI de ventes et rentabilité : les indicateurs qui mesurent votre santé financière
Pour piloter un e-commerce, maîtriser les bonnes métriques est décisif, on l'a vu. Les bons KPIs permettent d’agir concrètement pour optimiser la rentabilité. Focus sur les indicateurs clés liés aux ventes et à la rentabilité.
Taux de conversion et panier moyen (AOV) : les piliers de vos revenus
Le taux de conversion (formule = [Commandes / Visites] x 100) mesure l’efficacité de votre site. En moyenne, 2-3% des visiteurs achètent. Pour l’optimiser, soignez vos fiches produits avec des visuels, des descriptions détaillées et des avis clients. Côté SEO il faut choisir le bon mot-clé pour sa fiche produit. Une expérience utilisateur (UX) fluide (site optimisé pour mobile, parcours simplifié) réduit les frictions. Par exemple, un e-commerce de décoration a vu son taux augmenter en améliorant la navigation mobile.
Le panier moyen (AOV) (CA / Nb commandes) s’élève à 59€ en 2023 pour les produits (source Alma). Pour le booster, proposez des packs à prix réduit ou utilisez le cross-selling (exemple : un accessoire utile avec le produit principal). L’upselling (montée en grade de l'offre) et la livraison gratuite à partir d’un seuil (exemple : 60€) incitent à des ajouts au panier. Un site de sport a ainsi augmenté son AOV avec une barre de progression indiquant le montant restant pour la livraison offerte.
Coût d'acquisition client (CAC) et valeur vie client (CLV) : le duo de la rentabilité
Le CAC (Coûts Marketing / Nouveaux Clients) et la CLV (AOV x Fréquence d’achat x Durée vie client) doivent être analysés ensemble. Un ratio CLV:CAC idéal est de 3:1. Si le CAC dépasse la CLV, l’activité est non viable. Pour réduire le CAC, priorisez le SEO ou les parrainages (exemple : 10€ de réduction par parrainage réussi).
Pour la CLV, fidélisez via des programmes de récompenses ou des offres personnalisées post-achat. Un e-commerce de cosmétiques a significativement augmenté sa CLV en offrant des échantillons aux clients fidèles.
Taux d'abandon de panier : comprendre pourquoi vos clients internet ne finalisent pas
Le taux d’abandon (1 - [Commandes / Paniers] x 100) atteint 70,19% en moyenne (source Shopify), soit une perte annuelle majeure pour une entreprise. Les causes principales : frais cachés, processus de paiement complexe, manque de confiance.
Solutions : simplifiez le checkout (paiement invité, paiement en 1 clic), envoyez des emails de relance automatiques avec rappel des articles abandonnés, affichez clairement les frais de livraison. Un e-commerce de mode a réduit son taux d’abandon de 72% à 58% en ajoutant un bandeau "Livraison gratuite en 48h" en haut du panier.
| KPI | Formule de calcul | Objectif principal | Levier d'action type |
|---|---|---|---|
| Taux de Conversion | (Commandes / Visites) x 100 | Maximiser le % de visiteurs acheteurs | Optimiser les fiches produits |
| Panier Moyen (AOV) | CA / Nb de commandes | Augmenter la valeur des commandes | Proposer des packs de produits |
| Coût d'Acquisition (CAC) | Coûts Marketing / Nouveaux Clients | Minimiser le coût d'acquisition | Cibler des audiences qualifiées |
| Valeur Vie Client (CLV) | (AOV x Fréq. Achat) x Durée Vie | Maximiser le revenu client | Programme de fidélité |
| Taux d'Abandon Panier | 1 - (Cmds / Paniers) x 100 | Réduire les fuites avant achat | Simplifier le paiement |
KPI marketing : mesurez l'efficacité de vos actions d'acquisition
Sources de trafic et comportement des visiteurs : d'où viennent-ils et que font-ils ?
Comprendre la provenance de vos visiteurs est essentiel pour optimiser vos actions marketing. Voici les principales sources de trafic à analyser :
- Trafic Organique (SEO) : Visiteurs venant des moteurs de recherche. Levier : création de contenu, optimisation technique.
- Trafic Payant (SEA) : Visiteurs venant des publicités (Google Ads, Social Ads). Levier : optimisation des enchères et des ciblages.
- Trafic Social : Visiteurs venant des réseaux sociaux. Levier : animation de communauté, marketing d'influence.
- Trafic Direct : Visiteurs tapant directement votre URL. Indicateur de notoriété de marque.
Le taux de rebond mérite une analyse nuancée : un visiteur qui consulte uniquement une page contact n'est pas un échec (surtout s'il passe à l'action). En revanche, un taux supérieur à 50% sur des pages produits est alarmant. Le temps moyen sur site et la proportion de nouveaux vs. récurrents révèlent la qualité de l'acquisition.
Retour sur investissement publicitaire (ROAS) : vos campagnes sont-elles rentables ?
Le ROAS (Return On Ad Spend) mesure la rentabilité de vos campagnes. Calculé en divisant le revenu généré par le coût publicitaire, un ratio de 4:1 est souvent considéré comme satisfaisant. Cependant, un ROAS de 2:1 peut être rentable pour des produits à forte marge.
Pour l'optimiser, affinez vos ciblages : une audience mal définie explique 62% des échecs publicitaires. Testez vos visuels et messages. Sur Google Ads, les e-commerces génèrent en moyenne 287% de retour sur investissement, contre 11,8% sur TikTok. Ces chiffres montrent l'importance de choisir la bonne plateforme.
Attention : un ROAS faible peut masquer des bénéfices indirects. Les campagnes de notoriété, par exemple, génèrent 30% de croissance de notoriété, même avec un faible ratio court terme.
Engagement : au-delà du clic
Les indicateurs d'engagement révèlent la fidélité future. Un abonné à votre newsletter est 3 à 5 fois plus susceptible d'acheter que les autres. En 2025, les campagnes automatiques (paniers abandonnés, recommandations personnalisées) génèrent 30 fois plus de revenu par destinataire que les campagnes manuelles.
Sur les réseaux sociaux, un engagement fort (likes, partages) prévoit une augmentation de 22% des ventes. Les marques e-commerce dépassent 3% d'engagement global, avec des pics à 5-6% en période promotionnelle. Instagram domine avec 4,2%, suivi de TikTok (3-5%) et Pinterest (2-3%).
Pour progresser, publiez 4 à 7 fois/semaine, misez sur les vidéos (2,3 fois plus d'interactions) et répondez sous 12h aux commentaires (augmentation de 18% de l'engagement récurrent). Ces actions renforcent la relation client, pilier de la croissance durable.
KPI de service client et fidélisation : transformez vos clients en ambassadeurs
Fidéliser un client coûte 5 à 25 fois moins cher que de l’acquérir. Pourquoi négliger des indicateurs clés pour transformer vos clients en relais de croissance ? Une fidélisation solide génère 80% du chiffre d’affaires, selon KPMG, tout en réduisant les coûts d’acquisition.
Satisfaction client (CSAT) et net promoter score (NPS) : écoutez la voix de vos clients
Le CSAT (Customer Satisfaction) et le NPS captent des signaux complémentaires. Le premier mesure des interactions spécifiques, le second évalue la loyauté globale. Leur utilisation stratégique :
- CSAT : Échelle sur 5. Une note ≥4/5 traduit une satisfaction immédiate (ex : livraison). Objectif : >80%.
- NPS : Sur 0 à 10, les promoteurs (9-10) sont comparés aux détracteurs (0-6). Un score >50 montre une forte fidélité.
Exemple : un e-commerçant découvre 20% de notes ≤6 via un sondage NPS post-achat. L’analyse révèle des retards de livraison, déclenchant des améliorations. En six mois, le NPS grimpe de 45 à 62, boostant les recommandations.
Taux de rétention et taux de désabonnement (churn) : vos clients reviennent-ils ?
Un taux de rétention de 20-30% au-delà de la première commande est critique. Un churn de 10% mensuel peut coûter 50% de revenus annuels.
Les leviers d’action :
- Taux de rétention : [(Clients fin de la période - Nouveaux clients) / Clients début de la période] x 100. Exemple : 800 restants sur 1000 = 80%.
- Taux de désabonnement : 1 – Taux de rétention. Un churn de 20% signifie une érosion de 20% de la base clients/mois.
Les clients fidèles génèrent 80% du chiffre d’affaires. Pourtant, 32% des utilisateurs abandonnent un site après 3 secondes de chargement. Une amélioration de 0,5 seconde du temps de chargement peut augmenter le taux de conversion de 12%, selon Google.
Efficacité du support : temps de première réponse et de résolution
12% des clients fuient à cause de délais d’assistance longs (Statista). Seuils à respecter :
- Répondre en <4h (chat), <12h (email). Les chatbots réduisent ce délai de 70%.
- Résoudre 80% des requêtes en 24h.
Exemple : un site utilisant Zendesk réduit son temps de réponse de 48h à 18h grâce à l’automatisation, entraînant une hausse du NPS de 15%. Objectif : transformer les interactions en leviers de recommandation. Les chatbots de type Intercom ou Drift permettent même des réponses instantanées, réduisant le temps de réponse à 15 minutes.
KPI logistiques et opérationnels : l'excellence en coulisses
Gestion des stocks : rotation et taux de rupture
Le Taux de rotation des stocks (Coût des marchandises vendues / Stock moyen) montre l’efficacité d’une gestion optimisée. Un ratio élevé traduit un bon équilibre entre stocks et ventes, tandis qu’un ratio bas révèle des coûts inutiles ou des opportunités manquées. La méthode FIFO (premier entré, premier sorti) est importante pour les produits périssables.
Le Taux de rupture de stock (Ventes perdues / Ventes totales) révèle les failles de la chaîne d’approvisionnement. Une rupture peut coûter jusqu’à 17 % des ventes annuelles. Par exemple, une mauvaise gestion des prévisions saisonnières entraîne un taux de 8 %, générant une perte de 200 000 € pour un CA de 2,5 M€.
Efficacité de la préparation et de l'expédition : précision et délais
La précision de préparation des commandes (Commandes sans erreur / Total commandes) est critique : 1 erreur sur 100 commandes cause 5 % de mécontentement client.
Le temps d’expédition moyen influence le taux de conversion. Selon une étude, 60,7 % des consommateurs achètent davantage en connaissant les délais. Seulement 4 % des sites proposent l’expédition le jour même, captant 15 % de clients supplémentaires prêts à payer des frais de livraison.
Taux de retour : un indicateur clé de la satisfaction produit
Le Taux de retour (Articles retournés / Articles vendus) dépasse 16,5 % en période de fêtes, révélant des attentes déçues. Un e-marchand de meubles en ligne constate que 28 % des retours proviennent de photos trompeuses sur les dimensions, entraînant 8 € de frais par colis traité.
Pour réduire ce taux, les marques peuvent adopter des visuels 3D. L’automatisation (étiquettes pré-remplies, remboursements rapides) améliore la satisfaction client, 72 % des acheteurs souhaitant une procédure simplifiée avant d’acheter.
Les KPI isolés : un danger pour votre stratégie e-commerce
Un indicateur n’a jamais de sens tout seul. Pris isolément, il peut donner une vision biaisée de la performance et entraîner de mauvaises décisions.
Exemple 1 : Le taux de conversion « trompeur »
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Problème : un taux de conversion à 5% peut sembler excellent… sauf si votre trafic est trop faible, ou mal ciblé.
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Impact : vous pouvez croire que votre site est performant, alors qu’en réalité vous n’attirez pas assez de visiteurs qualifiés.
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Solution : toujours croiser le taux de conversion avec le nombre de sessions, la qualité du trafic et le CAC.
Exemple 2 : Le panier moyen qui masque la réalité
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Problème : un panier moyen en hausse peut être dû à une augmentation artificielle des prix.
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Impact : la valeur par commande monte, mais le nombre de commandes chute → le revenu global peut stagner ou baisser.
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Solution : suivre le panier moyen en parallèle du volume de transactions et du chiffre d’affaires total.
Exemple 3 : Le taux de rebond mal interprété
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Problème : un taux de rebond élevé sur une page produit peut sembler mauvais.
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Impact : pourtant, il peut s’agir d’une page qui répond parfaitement à l’intention de recherche → l’utilisateur achète en un seul clic.
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Solution : mettre le taux de rebond en perspective avec le taux de clic vers le panier, la durée moyenne de session et le taux de conversion.
Le principe de “lecture croisée”
À la place de suivre 50 KPI séparés, constituer des packs de KPI complémentaires :
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Acquisition : trafic qualifié + CTR + CAC.
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Conversion : taux de conversion + panier moyen + revenu total.
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Fidélisation : CLV + fréquence d’achat + taux de rétention.
Cela réduit les interprétations erronées, et met en évidence les actions prioritaires à prendre.
Centraliser vos données : la puissance des tableaux de bord (dashboards)
68 % des e-commerçants perdent des opportunités en jonglant entre 5 outils ou plus. Centraliser vos KPI dans un dashboard unique élimine ces frictions. Les plateformes comme Shopify ou PrestaShop proposent des interfaces intuitives pour suivre des indicateurs clés : taux de conversion, valeur moyenne de commande, taux de rebond.
Le tableau de bord marketing de Shopify permet de comparer les ventes par canal, révélant les leviers les plus rentables. Selon une étude, 73 % des décideurs affirment que des données centralisées accélèrent leurs prises de décision stratégiques. Par exemple, un e-commerçant peut identifier si ses campagnes Facebook génèrent plus de revenus que ses investissements AdWords.
Les outils incontournables pour collecter vos données
Les outils de suivi KPI se divisent en 4 catégories : analytics, publicité, emailing et back-office. Chaque outil capture des indicateurs spécifiques, formant un écosystème cohérent.
- Google Analytics 4 : Mesure le trafic et les conversions via des événements e-commerce (ex: view_item, add_to_cart, purchase).
- Outils publicitaires : Meta Business Suite calcule le ROAS et le CTR. Google Ads suit les conversions et le CPA (coût par acquisition).
- Plateformes d'emailing : Klaviyo ou Brevo surveillent l'engagement (taux d'ouverture, clics) et les revenus générés par campagne.
- Back-office e-commerce : Les interfaces Shopify ou PrestaShopMetrics affichent CA, marges, taux de rétention et stocks avec des alertes sur les ruptures de stock.
On peut combiner ces sources pour croiser les données. Une étude Adobe révèle que les e-commerces unifiant leurs données voient leur rentabilité accrue. Liez Google Analytics aux outils de paiement pour relier trafic et ventes, ou comparez CAC et CLV via votre CRM. Par exemple, un suivi croisé peut révéler que certains segments de clients affichent un CLV supérieur à celui des autres canaux.
Les KPI e-commerce sont l’ossature de votre croissance : ils guident vos décisions, mesurent ce qui compte et révèlent vos leviers de croissance. Choisissez-les en fonction de vos objectifs (acquisition, rentabilité, fidélisation), votre maturité et vos données clés. Avec les bons outils (dashboards, analytics, outils métiers), transformez ces indicateurs en actions concrètes pour optimiser chaque maillon de votre business.
Les KPI e-commerce sont l’ossature de votre croissance : ils guident vos décisions, mesurent ce qui compte et révèlent vos leviers de croissance. Choisissez-les en fonction de vos objectifs (acquisition, rentabilité, fidélisation), votre maturité et vos données clés. Avec les bons outils (dashboards, analytics, outils métiers), transformez ces indicateurs en actions concrètes pour optimiser chaque maillon de votre business.
Téléchargez la liste des KPI par métiers ! Un pense-bête idéal pour sélectionner tes indicateurs à suivre.
Quels sont les KPI commerciaux essentiels pour un e-commerce ?
Les KPI commerciaux mesurent la performance de votre activité de vente en ligne. Parmi les plus importants, on trouve le taux de conversion (3,3% en France en 2024), la valeur moyenne des commandes (AOV), le coût d’acquisition client (CAC) et la valeur vie client (CLV). Ces indicateurs permettent d’évaluer la rentabilité, d’identifier les points de friction et d’optimiser les stratégies marketing et commerciales.
Quels sont les 5 types d’indicateurs à surveiller ?
Les KPIs e-commerce peuvent se regrouper en cinq catégories principales :
1. Ventes et rentabilité (taux de conversion, AOV, CAC, CLV).
2. Marketing (ROAS, trafic organique vs. payant, taux d’engagement).
3. Service client (NPS, CSAT, temps de réponse).
4. Logistique (taux de rotation des stocks, précision des commandes).
5. Web analytics (temps passé sur le site, taux de rebond). Ces catégories couvrent tous les aspects critiques de votre business.Quels KPI en marketing digital sont incontournables ?
En marketing digital, privilégiez le ROAS (retour sur dépense publicitaire, benchmark : 4:1), le trafic organique (SEO), le taux de clics (CTR) des campagnes et l’engagement social (likes, partages). Ces indicateurs évaluent l’efficacité de vos investissements marketing et la qualité de votre audience. Par exemple, un ROAS élevé signifie que vos campagnes génèrent plus de revenus que leur coût.
Quels KPI d’un site internet faut-il suivre ?
Pour analyser votre site, surveillez le taux de conversion (3,3%), le trafic source (organique, payant, social), le temps moyen passé sur le site et le taux de rebond (moyenne : 41-51%). Ces données révèlent la qualité de l’expérience utilisateur et l’efficacité de votre contenu. Un taux de rebond élevé peut indiquer un manque de pertinence ou une mauvaise navigation.
Quels sont les 4 P des KPI e-commerce ?
Inspirés du marketing mix, les 4 P des KPIs incluent :
1. Product (qualité des fiches produits, taux de retour).
2. Price (taux de remise, marge brute).
3. Place (disponibilité en stock, délais d’expédition).
4. Promotion (ROAS, CTR des campagnes). Ces P décomposent les leviers d’optimisation pour aligner les indicateurs sur vos objectifs business.Quel est le KPI le plus important pour un e-commerce ?
Le taux de conversion est le roi des KPIs. Il mesure la part des visiteurs qui achètent (3,3% en moyenne en France). Son importance réside dans son lien direct avec le chiffre d’affaires. L’optimiser via l’UX ou les preuves sociales peut avoir un effet immédiat sur vos revenus, contrairement à d’autres indicateurs plus indirects.
Quels sont les 10 indicateurs naturels à prioriser ?
Les 10 KPIs fondamentaux pour un e-commerce sont :
1. Taux de conversion (3,3%).
2. AOV.
3. CAC (à comparer à la CLV).
4. Taux d’abandon de panier (71,8%).
5. ROAS (objectif 4:1). 6. NPS/CSAT (pour la fidélisation).
7. Taux de retour (6,9%). 8. Trafic organique (SEO).
9. Temps de chargement du site. 10. Taux de rétention client. Ces indicateurs couvrent tous les piliers de votre activité.
Priscillia Penauille est consultante marketing et SEO en freelance depuis 2018. Elle a plus de 20 ans d’expérience en marketing et communication au sein de grands groupes.
Spécialiste du marketing équestre, elle propose des accompagnements pour les marques qui veulent transformer leur trafic en clients, grâce à une méthode mêlant SEO – CRO – Growth marketing. Elle a accompagné + de 60 marques dans la filière équine.


